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La kabbale:  Voici un sujet à débattre qui nous est proposé par agnès andersen:

 

La Kabbale, un voyage intérieur ?

 

La Kabbale est une tradition ésotérique fondée sur les Ecritures et la Loi reçus par Moïse sur le Mont Sinaï. D’ordre initiatique et mystique, elle serait la base authentique traditionnelle de l’hermétisme occidental. Le terme « kabbala », de l’hébreu kibel (réception) signifie tradition. « Kabbala » désignait aussi l’enseignement donné sous forme orale,par distinction avec l’enseignement écrit donné par la Thora.

 

En effet, d’abord oral, cet enseignement fut mis par écrit au 2ème siècle apr J C par Rabbi Simeon bar Yochaï. Il relate essentiellement l’expérience de « Yorde Mercaba » : la Descente vers le Char, symbolisme de la réalisation spirituelle de l’être humain. C’est au 13ème siècle que le terme de Kabbale apparaît avec la diffusiondu « Livre de la Splendeur » (Sepher Ha Zohar) écrit par Moïse ben Shem-Tov, référence la plus utilisée de l’enseignement hébraïque.

 

 

La doctrine de la Kabbale

 


Comme de nombreuses traditions religieuses ou ésotériques, la Kabbale donne sa version de la création du monde. C’est le principe de « l’Eclair Primordial » dont voici l’histoire. Transcendant, Dieu ne peut être ni vu, ni connu, ni décrit, ni nommé. Par contre, son existence se manifeste à nous par ses Emanations successives. Dieu, appelé aussi l’Ancien des Jours, Atthik Yomin ou Atthikim, est inconcevable par l’homme. Il reste l’Eternel Néant, Aïn Soph.

 

 

Un jour, Dieu décida de créer l’univers. Alors, dans un geste d’Amour Divin, il se contracta en lui-même pour libérer une place dans l’univers qu’il occupait en entier. Il se rétracta si fort que, dans cet espace laissé libre, sa puissance revint sous forme d’expansion créatrice dans une explosion, un gigantesque éclair de lumière. Cet inspir-expir divin appelé le Zimzum serait-il le fameux Big Bang des astrophysiciens ?

 

 

Le Zimzum engendra la lumière (Aur ou OR) qui, associée au Verbe (le son) existant déjà (« Au commencement était le Verbe ») engendra, entre autres, notre monde matériel. Puis Dieu créa l’Adam Kadmon, l’Homme Céleste, l’Homme Primordial qu’il gratifia de dix attributs divins, préfigurant ainsi le symbole de l’Arbre de Vie (Etse H’ayime). Cet Homme Primordial serait « la forme absolue de tout ce qui est, la source de toutes les autres formes, de toutes les autres idées ». Il s’agirait de la Pensée Suprême, le Verbe.

 

 

L’esprit kabbalistique

 


La Kabbale tente d’expliquer le « pourquoi » de la vie, ainsi que son « comment » à travers l’Arbre de Vie, dessin immuable dont la structure explique de façon précise comment l’homme peut évoluer pour atteindre un degré maximum de sérénité à travers son accomplissement. Ce dessin représente un arbre schématisé : dix bouquets de feuilles (les Sephiroth) sont reliés entre eux par vingt deux branches (les Sineroth).

 

 

Dans la tradition ésotérique, l’âme est en exil sur Terre et elle sera condamnée à renaître tant qu’elle ne sera pas complètement purifiée. L’Arbre de Vie est une Voie Royale pour accomplir cette purification. Voyons de quelle façon.

 

 

L’Arbre de Vie est donc né de cet Eclair Primordial. Dieu s’est donc retiré « de lui-même en lui-même » en créant le vide. Puis, en libérant sa lumière, il a créé les mondes en dix étapes. Ces étapes, les Sephiroth, sont les dix émanations ou attributs divins qui constituent le corps ou le vêtement de l’Homme Primordial : AdamKadmon.

 

 

Elles sont les capacités que Dieu nous a données pour comprendre le monde qu’il a créé pour nous et les qualités que nous devons développer pour nous approcher de lui le plus possible, dans les différents plans d’existence. L’Arbre de Vie est donc une synthèse des vertus que l’homme doit acquérir au cours de sa vie pour se purifier le plus possible et tenter de redevenir l’Homme Céleste, Adam Kadmon. Ces vertus, d’abord développées seules, prendront une valeur plus élevée en s’associant entre elles. Et le but du kabbaliste sera de s’identifier à Adam Kadmon dans tous ses actes pour se purifier et évoluer jusqu’à atteindre le plus possible la divinité qui est en lui.

 

 

Voyons la constitution de cet arbre mystérieux qui peut le guider dans son cheminement.

 

 

Ainsi, pour créer le monde en construisant l’Arbre de Vie, Dieu est parti du Ciel (Kether 1ère Sephirah) pour suivre le chemin de la Sagesse (Hochmah 2ème Sephirah) puis de la Compréhension (Binah 3ème Sephirah) puis de la Pitié (Hesed 4ème Sephirah) puis du Courage (Geburah 5ème Sephirah) puis de la Beauté (Tiphereth 6ème Sephirah) puis de l’Eternité (Netsah 7ème Sephirah) puis de la Splendeur (Hod 8ème Sephirah) puis de la Fondation (Yesod 9ème Sephirah) pour arriver au Royaume Divin de sa Création (Malkuth 10ème Sephirah).

 

 

Chaque Sephirah contient les dix Sephiroth et le même Arbre de Vie et ainsi de suite. C’est le « Verger Mystique ». En fait, l’Arbre de Vie est un hologramme. Dans chacune de ses parties, il contient sa totalité.

 

 

La base (Malkuth) symbolise « le Royaume », c'est-à-dire la Terre, l’univers matériel dans lequel nous arrivons tous et dont nous devons nous détacher pour accéder au sommet (Kether) la Lumière, celle de « l’Illuminé », celui qui a, non seulement, acquis la connaissance mais, en plus, sait l’utiliser avec sagesse et désintérêt. Il devra donc expérimenter les vertus des dix Sephiroth mais, en plus, celles des vingt deux Sineroth, chemins qui relient les Sephiroth.

 

 

Quelles sont ces vertus ?

 


Le nom des vertus peut changer suivant les auteurs. Nous retiendrons les plus courants. Partant de la Foi en Dieu, il faut donc développer :

 

 

En Kether : l’état de conscience pure qui nous relie directement à Dieu, comme la contemplation ou la foi.

 

En Hochmah : la Sagesse à l’origine des puissances intellectuelles, source de l’imagination et de l’intuition, comme le recueillement ou l’ouverture.

 

En Binah : l’Intelligence qui nous pousse à réfléchir sur les messages provenant de Kether, comme la compréhension ou la reconnaissance.

 

En Hesed : la Clémence, l’expansion des facultés grâce au partage et à l’ouverture, comme la pitié ou l’amour.

 

En Geburah : la Rigueur qui permet la discipline par la restriction, comme l’ordre ou la justice.

 

En Tipheret : la Beauté qui synthétise les émotions et les organise en énergie, comme la charité ou l’émerveillement.

 

En Netsah : la Victoire qui favorise la création pratique de l’intention en structurant Hesed, comme l’entreprise ou la confiance.

 

En Hod : la Gloire qui analyse la réalisation de Netsah pour la discipliner, comme l’introspection ou la sérénité.

 

En Yesod : le Fondement sur lequel reposent les émotions de l’Ame, comme la lucidité ou l’honnêteté. L’évolution générale dépendra de la solidité de Yesod car Yesod maintient tout l’édifice.

 

En Malkuth : le Royaume, matérialisation des forces émotionnelles, expression de l’acte, comme la réalisation ou l’humilité.

 

Il existe une autre Sephirah, invisible car elle appartient à un autre plan. Elle est en relation avec la Lumière Divine.

 

L’Arbre de Vie dans notre quotidien : alchimie de l’existence. Le choix du kabbalistique est de partir de la base de l’arbre, sa racine, pour arriver au sommet où l’attend la récompense de son travail sur lui-même. Il n’y a pas de chemin type: tout est relié et chacun y avance comme il le ressent. De même, le temps n’est pas compté. Mais il est certain que plus tôt nous avancerons, plus tôt nous accéderons à la sérénité, cette paix intérieure inaltérable, « état qui se ressent mais ne peut se transmettre».

 

 

Mais entre Malkuth et Kether, la route est longue. D’autant que nous avons le choix entre 3 types de chemins. Et nous pourrons choisir comme nous le ressentons, l’essentiel étant de tout expérimenter puisque tout est interdépendant. L’un des 3 types (puisqu’il n’y a ni premier ni dernier, ni bon, ni mauvais) est celui de la Sévérité. Ainsi, sur le sentier de la Sévérité, nous devrons expérimenter Hod : la Gloire, Geburah : la Rigueur, Binah : l’Intelligence. L’autre chemin est celui de l’Equilibre. Il nous fera expérimenter Yesod: le Fondement, Tipheret : la Beauté. L’autre chemin est celui de la Tolérance. Il nous mènera par Netzah : la Victoire, Hesed : la Clémence, Hochmah : la Sagesse.

 

Chaque Sephirah est reliée à ses soeurs par une ou plusieurs Sineroth, ces fameux chemins où nous attendent les expériences de vie que nous devons faire pour continuer le voyage. Chaque Sinerah correspond à une des vingt deux lettres de l’alphabet hébraïque, démiurges symbolisant chacune un état d’esprit à acquérir. L’Arbre de Vie est un peu comme une grande école ou chaque matière sera validée ou non, suivant la façon dont on l’aura travaillée.

 

 

Ainsi le voyage commence.

 


Il partira, en principe, de Malkuth pour arriver, en principe, à Kether. C’est la seule chose conseillée. Toutle reste dépendra du ressenti de chacun et de son désir d’avancer ou pas. Et si nous sommes prêts à nous transformer complètement pour atteindre Kether, alors nous sera peut-être révélée … la Sephirah secrète, cette porte cachée qui nous ouvrira l’Univers Magique…

 

 

Mais ça, c’est une autre histoire…

par aeolai le 26/04/2010 à 18:47:30

 

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